Presse-bulletin

                               

  AMBASSADE DE LA FEDERATION DE RUSSIE EN REPUBLIQUE DU SENEGAL ET EN REPUBIQUE DE GAMBIE

BULLETIN PERIODIQUE DE LA PRESSE RUSSE

du 05 avril 2021 au 11 avril 2021

1. Spoutnik V: la Russie prône «une coopération constructive» avec la France – 11.04.2021 (https://francais.rt.com/).

2. Moscou s'inquiète du danger d'une «reprise des opérations militaires à grande échelle» ­ 09.04.2021 (https://francais.rt.com/).

3. La Russie rappelle à l’Onu que ses instructeurs se trouvent légalement en Centrafrique – 08.04.2021 (https://fr.sputniknews.com/).

4. En partenariat avec la Russie, l'Algérie va entamer la production de Spoutnik V – 08.04.2021 (https://francais.rt.com/).

5. Lavrov accuse Washington de «menacer tout le monde» pour torpiller Nord Stream 2 –08.04.2021 (https://francais.rt.com/).

6. Baïkonour: lancement d'un Soyouz MS-18 pour l'ISS, 60 ans après le vol de Iouri Gagarine – 09.04.2021 (https://francais.rt.com/).


1 Spoutnik V: la Russie prône «une coopération constructive» avec la France

L'ambassadeur de la Russie en France a fait savoir que son pays comptait sur une approche française impartiale et dépolitisée concernant le vaccin Spoutnik V. Il a notamment souligné que le vaccin russe avait déjà été enregistré dans près de 60 pays. «La partie russe ne va pas imposer ses services à qui que ce soit, mais elle est toujours ouverte à une coopération constructive sur cette question, la décision appartient à nos partenaires français», a déclaré Alexeï Mechkov, ambassadeur russe en France, cité ce 11 avril 2021 par l'agence TASS. 

Le haut diplomate a ainsi prôné «une approche impartiale et dépolitisée» du vaccin russe, «fondée sur des critères scientifiques et les intérêts des citoyens européens». 

Rappelant que des réunions fructueuses avaient eu lieu au moment où le gouvernement français a envoyé une délégation spéciale en Russie fin novembre 2020 pour étudier les perspectives de coopération dans la production du vaccin russe, Alexeï Mechkov a par ailleurs souligné que «Spoutnik V a déjà été enregistré dans près de 60 pays avec une population totale de plus de 1,5 milliard de personnes». «Malgré la réaction positive des spécialistes français, le dialogue sur l'utilisation du vaccin russe en France a été suspendu et n'a pas été mis en pratique», a toutefois déclaré le diplomate russe, attirant l'attention sur le fait que «dans le contexte de la situation épidémiologique difficile en France, les hommes politiques et les personnalités publiques entendent de plus en plus souvent des appels à l'inclusion de Spoutnik V dans la campagne de vaccination le plus vite possible, comme l'ont déjà fait certains autres membres de l'UE, notamment la Hongrie».

Pour rappel, si le vaccin Spoutnik V n'a pour l'heure pas été homologué par l’Agence européenne des médicaments (EMA), certains pays de l'UE ont d'ores et déjà entamé les discussions avec la Russie pour passer commande, à l'instar de l'Allemagne qui a récemment fait savoir sa volonté d'une coopération bilatérale sur la question. En outre, une délégation d'experts de l'EMA est arrivée le 10 avril en Russie afin d'examiner des données concernant le vaccin russe, ainsi que le rapporte France info.

2 Moscou s'inquiète du danger d'une «reprise des opérations militaires à grande échelle» 

La Russie, par la voix du porte-parole du Kremlin, a exprimé son inquiétude face à la reprise des tensions entre Kiev et les rebelles du Donbass, faisant craindre «une reprise des opérations militaires à grande échelle» en Ukraine. Ce 9 avril en conférence de presse, le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov a déclaré que la situation sur la ligne de contact entre forces régulières et rebelles en Ukraine était «extrêmement instable». Selon lui, la dynamique à l'œuvre dans le pays, et en particulier le «comportement de la partie ukrainienne», créaient le «danger d'une reprise des opérations militaires à grande échelle».

Le porte-parole de la présidence russe juge que Kiev ne rejette pas complètement l'idée de résoudre «son problème avec l'est» de manière militaire. Or, ajoute Dmitri Peskov, en cas de déclenchement d'hostilités à grande échelle, «aucun pays dans le monde ne pourra rester à l'écart» d'une telle catastrophe humaine. Ces déclarations surviennent dans un contexte de tensions croissantes en Ukraine, prenant des proportions internationales. 

Le 8 avril, une délégation militaire américaine s'est rendue dans le Donbass, dans l'est de l'Ukraine, pour y rencontrer les troupes sur la ligne de contact qui sépare la zone sous contrôle de Kiev des territoires aux mains des rebelles. Moscou a fait part ces derniers jours de son inquiétude quant à des «provocations» de la part des autorités ukrainiennes, appelant à la désescalade et au respect des accords de Minsk. De son côté, Kiev se dit inquiet de mouvements de troupes russes à proximité de la frontière et en appelle à l'OTAN avec laquelle des exercices conjoints doivent être menés prochainement.

3 La Russie rappelle à l’Onu que ses instructeurs se trouvent légalement
 en Centrafrique

Les instructeurs russes continuent leur mission en Centrafrique à titre légal en formant les soldats des forces armées de ce pays, a fait savoir le ministère russe des Affaires étrangères. Des experts de l'Onu ont récemment fait part de leurs inquiétudes sur de possibles violations des droits humains par les paramilitaires.

Dans une interview accordée à Deutsche Welle, Alexandre Bikantov, directeur adjoint du département de l'information et de la presse du ministère russe des Affaires étrangères, a fait le point sur la présence en Centrafrique de militaires et civils russes qui forment les forces locales. «Cette catégorie de spécialistes se trouve légalement dans ce pays, la base légale de leur séjour étant leurs contrats conclus avec le ministère centrafricain de la Défense», a déclaré le diplomate.

M.Bikantov a rappelé que cinq instructeurs militaires et 170 instructeurs civils avaient été envoyés en Centrafrique en 2018. Par la suite, leur présence a été augmentée et a atteint 235 personnes au total. Fin 2020, à la veille des élections du 27 décembre, 300 instructeurs supplémentaires y avaient été déployés.

La Russie réitère que ces instructeurs ont pour mission de former les soldats chargés de garantir la sécurité.

M.Bikantov a dit qu’ils continuaient leur mission en «prenant en compte les souhaits des autorités centrafricaines». D’après le diplomate, pour le moment «la situation s’est globalement stabilisée». Les rebelles ont été repoussés vers les régions frontalières, plus de 30 villages ont été libérés des groupes armés illégaux en mars.

4 En partenariat avec la Russie, l'Algérie va entamer la production de Spoutnik V

Alger commencera à produire le vaccin russe contre le Covid-19 dès septembre.
 Une partie de la production sera notamment destinée aux pays africains. 

Lotfi Benbahmed, ministre algérien de l'Industrie pharmaceutique, a annoncé à la radio publique ce 7 avril que son pays lancerait dès le mois de septembre la production du Spoutnik V. Dans des propos rapportés par Reuters, il a précisé que la production, qui se fera en partenariat avec Moscou, était en partie destinée au continent africain. «L'Algérie prendra sa responsabilité dans la vaccination des populations africaines», a-t-il ajouté.

L'Algérie a déjà reçu 50 000 doses du vaccin russe contre le Covid-19, par ailleurs autorisé dans près de 60 pays. Selon le ministre, le vaccin sera produit dans la ville de Constantine en partenariat avec l'entreprise publique Saidal, avec l'aide d'un «laboratoire indien spécialisé dans la production de vaccins» dont il n'a pas spécifié le nom.

5 Lavrov accuse Washington de «menacer tout le monde»
 pour torpiller Nord Stream 2

Le ministre russe des Affaires étrangères a réagi à la volonté affichée par les Etats-Unis d'empêcher, à coups de sanctions, la finalisation du gazoduc Nord Stream 2. Il a estimé que Washington et ses alliés n'étaient «pas des partenaires fiables». «Ces actions nous convainquent d’une seule chose: nous ne devons compter que sur nous-mêmes, parce que les Etats-Unis et leurs alliés ne sont pas des partenaires fiables»: c'est ainsi qu'a réagi le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov à la volonté affichée par Washington de faire échouer la finalisation du gazoduc Nord Stream 2. Un «envoyé spécial» américain nommé pour faire échouer le projet? Au cours d'une conférence de presse au Kazakhstan ce 8 avril, le ministre russe a en effet commenté les informations du média Politico, selon lequel l'administration Biden s'apprêterait à nommer «un envoyé spécial pour mettre fin» au projet de gazoduc reliant l'Allemagne à la Russie. 

«Cet envoyé spécial va aller ici et là pour menacer tout le monde. Voilà à quoi ressemble cette diplomatie, qui n'est pas la diplomatie de la canonnière, mais une diplomatie qui use de nouveaux instruments de sanctions. Mais cette politique suscite de plus en plus de critiques aux Etats-Unis», a commenté Sergueï Lavrov. Fin mars, au lendemain de sa première rencontre bilatérale avec le ministre allemand des Affaires étrangères Heiko Maas, le nouveau secrétaire d'Etat américain Antony Blinken avait souligné qu'il n'y avait «aucune ambiguïté» sur la volonté de l'administration Biden de s'opposer à la construction de Nord Stream 2. «J'ai dit que nous continuerions de surveiller les activités visant à achever ou à certifier le gazoduc et, si ces activités ont lieu, nous prendrons une décision sur l'applicabilité des sanctions», avait-il insisté. Comme le rapporte l'agence Reuters, 18 entreprises ont récemment cessé de travailler sur le pipeline pour éviter les sanctions. Nord Stream 2 est censé doubler les capacités de son aîné Nord Stream 1, opérationnel depuis 2012, et garantir la sécurité des approvisionnements en gaz de l'Europe occidentale via la mer Baltique.

6 Baïkonour: lancement d'un Soyouz MS-18 pour l'ISS, 60 ans
 après le vol de Iouri Gagarine

Deux cosmonautes et un astronaute vont rejoindre la Station spatiale internationale (ISS) à bord d'un Soyouz MS-18. Le lancement, depuis le cosmodrome russe de Baïkonour, au Kazakhstan, a eu lieu 60 ans après l'envoi du premier homme dans l'espace. Le lanceur Soyouz MS-18 a décollé ce 9 avril à 9h42 (heure de Paris) depuis le cosmodrome russe de Baïkonour, au Kazakhstan, près de 60 ans après l'envoi du premier homme dans l'espace, le légendaire cosmonaute soviétique Iouri Gagarine. 

Pour rappel, le premier vol spatial avec un homme à bord a eu lieu le 12 avril 1961. Intitulée Vostok 1, la mission fut alors une grande victoire pour l'URSS dans la course à l'espace qui l'opposait aux Etats-Unis. Auteur: RT France.

Comme prévu, le vaisseau spatial habité a atteint l'espace extra-atmosphérique à peine dix minutes après son décollage. A bord, deux cosmonautes russes de l'agence Roscosmos, Oleg Novitski et Piotr Doubrov, ainsi qu'un astronaute américain de la NASA, Mark Vande Hei, doivent rejoindre la Station Spatiale Internationale (ISS) au cours de cette mission anniversaire. L'amarrage au module Rassvet de la station spatiale est prévu à la mi-journée, comme l'a rapporté l'agence TASS. 

Après une période de neuf années au cours de laquelle seuls les Soyouz russes étaient utilisés pour transporter des humains sur l'ISS, la société américaine Space X se voit désormais confier, depuis 2020, de telles missions. Le prochain vol habité de Space X vers la station spatiale internationale décollera le 22 avril depuis la Floride, avec à son bord le Français Thomas Pesquet. 

Depuis l'inauguration de son assemblage en 1998 avec le lancement du module russe Zaria, le plus grand objet artificiel qui navigue actuellement en orbite terrestre revêt une symbolique forte en matière de coopération internationale et d'avancée scientifique. Cependant, alors que l'avenir de l'ISS apparaît limité par plusieurs facteurs, la Chine devrait de son côté procéder fin avril au placement en orbite basse du premier module de sa propre station spatiale.